mercredi 26 janvier 2011

Shcontemporary, un salon crée par Lorenzo Rudolf...

Affiche de l'édition 2010
La quatrième édition annuelle de la ShContemporary, organisée au Centre d'exposition de Shanghai jusqu'au 12 septembre dernier, aura vu affluer près de 30 000 visiteurs cette année.
Sur les cinq jours où la foire s'est tenue, trois étaient exclusivement réservés aux clients VIP, aux collectionneurs asiatiques internationaux ainsi qu'aux professionnels de l'art. A cela il convient également d'ajouter la présence d'éminents universitaires du monde de l'art et  83 galeries.
La ShContemporary 2010 est organisée autour de deux domaines clés:
• Le meilleur des galeries : où sont présentées une sélection d'œuvres d'artistes asiatiques  mais également des grandes galeries internationales.
• Découverte : avec pour thème cette année Re-value .  
Sous l'égide d'une équipe de conservateurs, sont selectionnées une série d'œuvres réalisées par des artistes dont les techniques renvoient à différentes notions de valeur : valeur de l'ordinaire face à l'extraordinaire, l'innovation face aux valeurs traditionnelles etc..
Cette exposition soulève des interrogations sur la façon dont nous sommes amenés à consommer et à envisager l'art contemporain.
En outre, une conférence avec pour thème "Collectionner  l'art contemporain asiatique  : quoi, quand, comment ?" et présidée par Hou Hanru, a eu lieu le 9 septembre.

En visite à la Shcontemporary

Une exposition en collaboration avec le Musée d'Art Moderne de Bologne et le soutient de la région Emilie-Romagne était également organisée autour de l'œuvre de Giorgio Morandi.  
Cette  rétrospective se composait de la présentation d'œuvres, choisies parmi les plus célèbres de Morandi, mais également d'un groupe de travail destiné à explorer  l'influence du travail de ce dernier sur l'art chinois moderne et contemporain.
Un concept unique en son genre, un vaste programme de diners et de spectacles, alliés à une Exposition Universelle plus que spectaculaire, tout concordait pour me faire vivre une expérience inoubliable !


A la Shcontemporary

mardi 25 janvier 2011

789, un quartier tout entier dédié à l'art et aux artistes à Beijing...


               "789" District in Beijing…








  «798» est situé dans le quartier de Dashanzi, au nord-est du centre de Beijing.
Cet endroit était d’anciennes usines appartenant à l'État, y compris l'usine 798, qui produit à l'origine de l'électronique.
 
    Depuis 2002, les artistes et autres acteurs culturels ont commencé à louer, et re-faire les espaces des usines, peu à peu en développant des galeries, des centres d'art, des ateliers d'artistes, des sociétés de design, des restaurants et bars etc…

   « 789 » est devenu le «Soho Chinois » zone de caractère international,  remplis de "loft", attirer l'attention de tous des 4 coins du monde. 

Amener l'art contemporain, l'architecture, et de la culture, dans un espace d'intérêt historique et un style de vie urbain, «798» a évolué en un concept culturel pour les experts et les gens normaux comme, influent sur nos concepts à la fois la culture urbaine et de l'espace de vie.

Hu Li Hai et moi devant une locomotive de

Zhang Huan, Ullens Fundation by Jerome SENS.


Moi devant la galerie Beyond Space


Margaux 

lundi 24 janvier 2011

Entretien avec un expert




L’ ICART (Ecole Supérieure des Carrières Artistiques) a une équipe d’enseignants unique, sympatique, moderne et diversifiée dont des historiens d’art, journalistes, restaurateurs, musiciens, écrivains et experts.
Patrick de Buttet lui est un expert en objets d’art, agréé par les compagnies d’assurances auprès des Lloyd’s de Londres, assusseur auprès des douanes, auprès de l’administration du Louvre des Antiquaires et également professeur de l'ICART depuis 30 ans.
Les élèves le respectent pour ses connaissances et une grande expérience dans le milieu mais aussi ils l'aiment pour son sens d'humour et son grand respect vis-à-vis ses étudiants.


Une fois, j'ai eu l'occasion de parler avec lui en tête à tête, ce qui m'a permis de lui poser davantage de questions sur sa carrière, ses démarches, ses buts et son intérêt pour le métier qu'il exèrce depuis 40 ans.


Nadia: Depuis quand avez-vous cet intérêt pour l'art et comment avez-vous commencé à travailler dans l’art?


Patrick de Buttet: Depuis toujours! Toute ma vie, depuis l’enfance j’ai étais passionné par les objets d’art, par les belles choses. Même si ma famille ne venait pas de milieu artistique, cela ne m’a pas empêché de choisir mon chemin dans le monde de l’art dans lequel je suis depuis 40 ans. J’ai compris très vite que pour réussir il fallait trouver un job en parallèle avec les activités générales. Si vous faites quelque chose que tout le monde veut faire ou l’activité dans laquelle il y a déjà trop de monde, c’est très difficile de réussir ! Donc, j’ai décidé d’ouvrir un cabinet d’expertise pour travailler avec les compagnies d’assurances. Personne ne voulait s’en occuper. Donc, j’ai commencé à faire des expertises d’objets d’art qui devaient être assurés contre le vol pour donner l’information concernant leurs prix aux compagnies d’assurances. J’ai travaillé principalement avec l’Angleterre. Mon cabinet faisait les expertises de tous les objets d’art, principalement mobilier du XVIIIe siècle. J’avais beaucoup de clients particuliers, des vendeurs, des acheteurs, des compagnies d’assurances pour lesquelles je travaillais.
Puis, j’ai travaillé pour le Louvre des Antiquaires pendant 28 ans. Ils cherchaient un expert qui ne soit pas un marchand, donc ma candidature était très intérêssant pour eux. Mais vue que personne dans ma famille voulait reprendre l’affaire, j’ai décidé de la vendre aux Anglais en 2006. Vue que j’ai vendu mon entreprise qui avait lieu à Paris, je ne pouvait pas travaillé dans cette ville pendant la période de 4 ans. J’ai exercé mon métier en province. Ensuite, j’ai ouvert mon propre cabinet d’expertise, où je suis seul alors que ma société avant avais au total15 employés.



N.: Aujourd’hui les gens achètent de préférence les tableaux modernes et les objets d’art anciens sont mis de côté. A quoi, à votre avis, est due cette tendance ?



PdB: C’est difficile de  répondre à cette question. Mais, je pense que cette tendance est due au fait que les gens qui réussissent aujourd’hui viennent de familles modestes. Donc, ils n’ont pas l’habitude de contempler les objets anciens autour d’eux. Ils n’ont pas forcement de connaissances sur ces objets, donc ils n’ont pas de passion pour eux. Je ne veux critiquer personne, c’est juste ma façon de voir les choses qui se passent dans le marché de l’art.


N.: Enfin, je voulais vous demander dans quoi, selon vous, il faut investir aujourd’hui dans le marché de l’art?




PdB: Je dirais dans l’art du XVIIIe. Aujourd’hui, les objets du XVIIIe siècle font des prix ridicules à cause du changement de goût des acheteurs. Or, je pense que dans une vingtaine d’années la situation peut changer totalement, comme cela s’est passé avec l’art contemporain. Au début, on ne s’y intéressait pas mais aujourd’hui c’est l’art contemporain qui occupe la partie principale sur le marché. D’après cette logique, l’art du XVIII doit reprendre son statut et devenir plus couteux par rapport à ce qu’il est aujourd’hui.

Entretien avec Pierre Lefèvre graphiste indépendant

Dans le cadre de notre blog nous avons été amenés à réaliser différentes interviews de personnes évoluant dans le domaine de la culture. Le cinéma étant le domaine culturel avec lequel je possède le plus d'affinités, j'ai donc décidé d'aller à la rencontre d'un graphiste, qui collabore avec diverses sociétés de distributions cinématographiques, et de l'interroger un peu sur son métier.


Romain : Où travaillez-vous et en quoi consiste votre profession ?


Pierre Lefèvre : "Je travaille en banlieue, à Montreuil, dans un bureau en compagnie d'un autre collègue, graphiste aussi de profession.
Concrètement mon travail de tous les jours consiste à transformer un projet (publicitaire ou autre) en document papier. Par document papier j'entends livre, revue, affiche, flyer...Bref l'offre est très large."


R. :  Depuis combien d'années travaillez-vous comme graphiste ?


P.L. : "Je suis adhérant à La Maison des Artistes depuis 1981, date de mon arrivée à Paris (ndlr : "La Maison des Artistes" ou MDA est un organisme agrée par l'Etat et qui s'occupe de la gestion de la sécurité sociale des artistes auteurs pour la branche des arts graphiques et plastiques). Au départ je n'étais qu'illustrateur et petit à petit j'ai été amené à faire la mise en page des livres que j'étais chargé d'illustrer, c'est comme ça que je suis finalement devenu graphiste."


R. : Quel type de cursus avez-vous suivi ?


P.L. : "J'ai étudié aux Beaux-Arts à Reims dans la section "publicité". Ensuite j'ai véritablement appris sur "le tas", au grès des rencontres et du travail que l'on me proposait."


R. Comment est née votre passion pour le cinéma ?


P.L. : "Dès que j'ai été en âge de rester calme plus d'une heure et demie, mes parents m'ont emmené au cinéma. C'est ainsi que j'ai notamment découvert le cinéma italien des années 60 et 70 et pour lequel j'éprouve encore une réelle admiration. Du plus loin que je m'en souvienne, j'ai toujours eu un très vif intérêt pour le 7ème art."


R. Sur quels types de films êtes-vous amené à travailler ?


P.L. : "Je travaille majoritairement avec de petites boites de production comme Sophie Dulac Distribution et les films sur lesquels je travaille sont très souvent étrangers. Ils viennent d'un peu partout à vrai dire : d'Afrique, d'Amérique Latine ou du Moyen-Orient mais il m'arrive aussi de travailler sur de petites productions françaises."


Romain

dimanche 9 janvier 2011

COSMOSCOW art show


Le COSMOSCOW art show est une nouvelle façon de représenter l'art contemporain. Il s’agit de présenter l'art émergeant qui cherche à répondre aux challenges que la réalité (parfois difficile) nous pose depuis la crise économique de 2008.
 
 
Aujourd'hui, la participation des artistes aux foires ou aux salons donne une véritable garantie d’une position stable face aux collectionneurs ainsi qu'aux galeriestes . Pour stabiliser encore plus ces positions, il faut toujours essayer de trouver des nouveaux artistes qui sont sensibles à tout ce qui se passe dans le monde et qui peuvent faire ressentir ces problèmes. 




Le salon COSMOSCOW est un évènement d’une grande importance dans le milieu artistique en Russie. Pendant les 3 jours du 17 décembre jusqu’au 19 décembre 2010, le centre d’exposition « Octobre Rouge » a accueilli une trentaine des meilleures galeries du monde entier, dont celles de Berlin, Londres, Helsinki, Amsterdam, New York, Vienne, Saint Petersbourg et Moscou.

Le caractère international de cette foire est une de ses caractéristiques principales. Aujourd’hui, il est inutile de convaincre qui que ce soit sur l’importance que les artistes contemporains russes qui ont une place importante sur le marché international.  Ils sont déjà bien intégrés dans le monde artistique en Europe ainsi qu’aux États-Unis. Le Biennale de l’Art Contemporain à Moscou, le Prix Kandinsky, les nouvelles galeries, l’ouverture de nouveaux espaces d’exposition en sont les témoins significatifs. 

Enfin, le but principal de COSMOSCOW est justement d’approfondir les relations entre les galeries du monde entier avec celles de la Russie. Pour nos collègues de l’Ouest, c’est une occasion d’élargir leur clientèle, de faire connaitre leurs artistes par un plus grand nombre  de gens de différents pays. 

 
 
Parmi les artistes présents au COSMOSCOW on trouve des véritables stars venant des pays étrangers mais aussi des artistes russes qui participent en ventes aux enchères au niveau international et qui font partie des grandes collections privées ou publiques. Grâce à la participation des jeunes artistes, COSMOSCOW permet de rencontrer les nouvelles tendances, les gouts sur la scène artistique. 

Les visiteurs auront également l’occasion de visiter les ateliers d’artistes, de rencontrer des experts, des collectionneurs russes et des curateurs.

COSMOSCOW vise à devenir un espace de rencontre, où les maitres de l’art contemporain sont aux côtés de jeune artiste, où les liens se créent et les nouveaux projets commencent…




Nadia